Peter Ibbetson·Rosebud·Rosebud, chronique d'un jardin ouvrier à M sur m

Retour à Rosebud # 4

Le retour au jardin fut salué comme il se doit sur le chemin par des myriades de perce-neige, première fleur à consoler Eve d’avoir perdu le paradis.

Au jardin, quelques bouquets, toujours au même endroit dans les lierres près de la cabane. Et belle surprise, malgré le givre, leur répondaient tout en blancheur primevères et clématites sauvages.

Devant une neige, un être de beauté

A. Rimbaud

L’impression de rentrer à la maison, les phrases amies de Marco Martella et de Jean Christophe Pucek n’avaient pas quitté leur place et attendaient les nouvelles floraisons.

Elle était gelée mais il allait falloir la nettoyer, la « mare d’Auteuil » elle aussi m’attendait.

J’appelle Mare d’Auteuil un bac en zinc des lessives de ma grand mère en pensée pour l’endroit préféré de Peter Ibbetson dans le roman de Georges Du Maurier.

« Etre là suffisait pour être heureux » disait Peter Ibbetson. La mare d’Auteuil a disparu aujourd’hui sous les travaux d’aménagement du bois de Boulogne, elle a fait place aux « nouvelles pelouses d’Auteuil » . Elle est un peu présente au jardin aujourd’hui.

Peter Ibbetson, George Du Maurier, 1891

Rosebud semblait sous le froid de février encore un peu figé mais tout allait bientôt recommencer

café du matin au jardin lecture et relectures après le jardinage

Etre là suffisait pour être heureux.

oui.

Recommencer.

Isabelle Baudelet la Fabrique Poétique 12 février 2022

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